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Dieu nous appelle à être la lumière du monde, le sel de la terre et ça, Moïse Anifrani l’a bien compris. 

Faire ressortir le meilleur chez les artistes avec lesquels il travaille, ne pas prendre pour acquis les victoires et penser à toujours aller plus loin, voici quelques-uns de ses objectifs. 

Comment ne pas être inspiré par tant de talents et de convictions ?

C’est vous qui êtes le sel du monde. Mais si le sel perd son goût, comment pourrait-on le rendre de nouveau salé ? Il n’est plus bon à rien ; on le jette dehors, et les gens marchent dessus.

Matthieu 5:13  

Peux-tu te présenter stp ?

J’ai 27 ans, je suis né au Togo, dans une famille chrétienne, ma mère a toujours été une chrétienne pratiquante. En 2002 mon père décède et pour ma sécurité je pars vivre chez ma tante en France.  Je me suis baptisé en 2007, j’avais alors quatorze ans.

Quel est ton son du moment ?

Mon son du moment c’est « Duduke » de Simi une artiste nigériane, dans ce titre elle  s’adresse à son enfant. Ce n’est pas du gospel mais c’est une  belle chanson d’amour avec une couleur qui sonne afro vintage si on peut dire ça comme ça.

Connaissais-tu l’association TGIF ? 

J’ai connu TGIF par le biais de Ju qui est venue me voir à la fin du concert de Bigty en février dernier.

 

Connais-tu l’appel ou les appels de Dieu sur ta vie ? 

J’ai un appel au niveau de l’industrie de la musique et de l’entrepreneuriat

J’ai aussi à cœur d’aider l’Afrique, je veux créer de l’emploi là-bas. Je commence ici et après je continuerais en Afrique et en Haïti.

 

D’où te vient ta passion pour la musique ?

Je pense qu’elle me vient de mon père et de mon frère. 

Mon père écoutait beaucoup de salsa et de musiques latines, il composait également. Il avait sorti un projet musical que je n’ai pas pu écouter parce qu’on n’a jamais trouvé de cassette ou de disque. J’ai aussi de vagues souvenirs de lui jouant d’un instrument à vent. Quant à mon frère, il jouait de la batterie. 

On n’avait pas de vraie batterie mais on en a fabriqué une avec des boîtes de conserve, des élastiques et des ballons.

Après mon bac j’ai commencé une licence en musicologie que je n’ai pas finie c’était à Paris 8. J’ai voulu changer d’école mais je n’ai pas pu la payer car je devais aider un membre de ma famille. 

 

Un jour, j’ai été invité par Cédric Akayi, un frère de mon église, à une répétition du Celest lifestyle et je les ai aidé à préparer une conférence. À l’issue Adel-Loïc Akonguina le manager de Bigty au sein du label Celest recordz m’a demandé si ça m’intéressait de travailler sur un projet du label . 

On a fait un premier enregistrement dans ma chambre et tout le monde était surpris par la qualité produite.  

Avec le Celest Recordz, au début j’étais  ingénieur du son sans formation dans ce domaine, puis directeur artistique. 

Au fil du temps je me suis rendu compte que ce que je faisais était plus le travail d’un réalisateur artistique que d’un ingénieur du son. 

À savoir contrôler les sessions d’enregistrement, accompagner et guider les artistes d’interprétation , superviser les enregistrements, le mixage audio et le mastering. 

 

parle-nous un peu de l’EP Praisecelestboy

C’était un premier projet pour lui et avec du matériel que j’avais acheté pour l’école, on a enregistré l’EP. 

Dieu m’a utilisé comme une marionnette. Pendant mon année sabbatique, j’ai réalisé beaucoup de projets et en une semaine ou deux l’EP était enregistrée.

Quelles sont tes casquettes ? 

Chanteur, compositeur, directeur artistique , producteur et réalisateur.

 

Laquelle te fait le plus vibrer ?

L’accompagnement et la direction artistique ensuite l’enregistrement (ingénieur son) et le chant en dernier.

 

J’ai commencé à chanter lors d’événements ou mariage parce qu’une connaissance de la fac m’a entendu chanter et voulait que je participe à une vidéo promotion.J’ai ensuite pu intervenir dans des orchestres spécialisés  dans les événements de luxe.

 J’ai découvert que l’on pouvait vivre de la musique. J’étais à mi-temps dans mon travail et le reste du temps je chantais.

En Tant que chanteur j’ai eu la chance de partager la scène  avec des artiste tels que Christophe Maë, Dany Brillant et Enrico Macias notamment avec le groupe Men Of Gospel. 

Je faisais également parti du groupe Africa New Gospel que j’ai quitté au mois décembre 2019, pour me consacrer aux artistes.

 

Quel est à ce jour le projet qui t’a le plus touché autant dans l’accompagnement que dans la production ?

 Je ne peux pas me prononcer mais les artistes savent que j’aime ceux qui travaillent et sont originaux.

 

Light Nation production: une mission illuminée…

C’est ma boîte de production elle a été créée en janvier 2020.
Le but est d’aider les artistes a passé un palier dans leur carrière. Par exemple pour Bigty en collaboration avec le Celest Recordz,on a préparé son concert sachant qu’un concert c’est hyper important dans le parcours d’un artiste.
Ça encourage aussi les autres.

 

L’idée c’est d’aider les artistes à illuminer ce monde qu’ils soient chrétiens ou non.

Depuis que tu as commencé, tu as dirigé de beaux projets de  gospel urbain en travaillant avec des artistes comme Bigty et Zélé notamment. 

 

Toi qui accompagne les artistes du gospel francophone , que ressens-tu lorsqu’ un album sur lequel tu as travaillé est dans le top 5 Hip-hop iTunes ?

Ça fait plaisir et gloire à Dieu mais je me dis que ce n’est rien ça pourrait se faire plus souvent. Les artistes savent que je vise le disque d’or. Je veux viser toujours plus loin.

 

Dirais-tu que ton rêve pour le gospel francophone est en voie d’accomplissement ?

Oui en voie d’accomplissement et au début de son ouverture.

 

Je pense que tous les artistes chrétiens ne sont pas amenés à faire du gospel.

Ils peuvent aussi chanter sur d’autres sujets comme ceux de l’actualité par exemple mais aussi divertir avec la bible comme garde- fou. Je pense également que les chrétiens doivent poser des actes sur les choses qui se passent autour d’eux.

 

Quelle est la suite ? Une actu ?

Light mood en collaboration avec Ti-Yo, tous les mardis, on vous présente un artiste, le but est de dénicher des talents et de leur donner de la visibilité sur différentes plateformes, média, blog et proposer des capsules sur YouTube ou sur des chaînes télé. La première session s’est terminée le 9 juin. On va ensuite préparer un projet pour les artistes qu’on a pu sélectionner.

 

TGIFAM, on peut s’attendre à voir de grandes choses s’accomplir dans le gospel urbain et vous à quoi aspirez-vous, que souhaitez-vous voir se réaliser ?